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versuri el dorado - sniper

Te rog, așteaptă...

[intro]
je suis un noir. regarde. c’est pas moi ! il ne faut pas faire comme ça ! il ne faut pas faire comme ça ! tu as raison. il ne faut pas faire comme ça ! moi, je suis noir, toi, tu es blanc, c’est à cause de ça que tu fais comme ça ? c’est pas bon

[ couplet 1 – tunisiano ; aketo]
j’aime la douceur du temps, le regard vers le large
j’aime la douceur du vent, qui me caresse le visage
j’aime m’évader, le regard vers l’horizon
mais cette mer est un immense mur de prison
moi j’aime ce pays qui m’a vu naître
j’aime, ses paysages qui p-ssent du désert à la verdure
j’aime cet air pur, celui de mon village au beau milieu de la nature
j’aime nos coutumes, nos traditions, notre culture
je suis diplômé, comme j’ai dû bosser dur
pour espérer pouvoir construire une vie plus sûre
j’ai p-ssé mon enfance et mis toutes mes chances, derrière mon cahier
quand j’y pense, je ne demandais qu’à travailler
moi je suis atteint par une maladie grave et redoutable
j’ai espéré être soigné, mais celle-ci est incurable
tant de soins, tant de médecins, me disant ne pouvoir rien faire
ne disposant pas de moyens nécessaires
on m’a parlé de l’occident, de sa science, de ce joli continent
de nos chances, de l’argent qu’il procurait en abondance
vraiment ?
je t’-ssure
mais je ne veux pas m’éloigner
mais là-bas je pourrais taffer, et toi on pourra te soigner
non je ne veux pas
partir, et abandonner ma terre
abandonner la famille, laisser derrière mère et père
mais pet-t frère, allez, partons !
non, je ne veux pas !
pet-t frère, allez, partons !
quand ?
je ne sais pas
mais il le faut, pour toi et pour eux
te voir mourir ici, ne les rendra pas plus heureux !
mais crois-tu vraiment
que notre chance se trouve de l’autre côté ?
suis-moi, tu ne le regretteras pas, je te le promets

[ refrain – faada freddy ] (x2)
el dorado, ils seraient prêts à mourir pour
l’el dorado, ils seraient prêts à souffrir pour

[ couplet 2 – tunisiano ; aketo]
allez, partons, nous nous enlaçons, des larmes pleins les yeux
j’ai comme la drôle d’impression que cet “au revoir” est un “adieu”
maman, sèche tes larmes et donne-nous ta bénédiction
embr-sse tes deux fistons et si dieu le veut nous reviendrons
tu sais, si nous partons, c’est pour aider la famille
je veux trouver du boulot et ne pas vivre la famine
tu sais, si nous partons, c’est seulement par nécessité
j’aurais tellement aimer rester parmi vous et être en bonne santé
nous voilà partis pour de bon
le cœur lourd
la tête pleine de rêves
espérant les revoir un jour
un peu d’argent dans une bourse, prêté par notre père
ainsi que nos économies qui suffiront à faire l’affaire
sûrement
on m’a présenté un p-sseur qui nous prendra pas trop cher
un pêcheur qui nous fera p-sser la frontière
nous avons marché deux nuit, puis deux jours
dans le froid puis la chaleur
ne pas être à la bourre, faut qu’on arrive à l’heure
nous nous sommes cachés pour attendre afin de ne pas être remarquer
d’autres personnes nous rejoignent en attendant d’embarquer
une barque arrive dans la nuit, ent-ssés comme sur un radeau
voici deux ados partis pour l’el dorado

[refrain] (x2)
el dorado, ils seraient prêts à mourir pour
l’el dorado, ils seraient prêts à souffrir pour

[couplet 3 – tunisiano ; aketo]
les yeux fermés, les poings serrés, j’essaie de tenir bon
le silence est pesant le temps me paraît long
les gens sont apeurés, le vent est déchaîné
la mer est agitée je sens mon sang se glacer
on en a plus pour très longtemps
mais j’en ai plus qu’-ssez, je suis pressé
de voir la terre à l’horizon se dessiner
tiens, de la lumière au loin tout le monde est ravi
frangin, je t’invite à toucher des yeux ta nouvelle vie
mais tu en es sûr, ce n’est pas quelque chose d’autre ?
oh mon dieu, les garde-côtes !
soudain tout va trop vite, là les marins se mettent à crier
pris de panique, ils nous demandent de sauter
les plus jeunes se jettent à l’eau
les autres se font pousser
de peur, les gens plongent dans une eau noire et glacée
j’en ai le souffle coupé, mon frère n’est plus à mes côtés
je ne sais pas où me diriger, les vagues comment à m’emporter
j’entends des cris, un moment puis plus rien
je m’entends appeler mon frère
je l’entends pleurer puis plus rien
je sens encore ma main dans la sienne
c’est fou comme je balise
pour ne pas que la mer me prenne, je m’agrippe à une valise
j’essaie de lutter, j’peux plus, plus d’image plus de son
la bouche ouverte, l’eau envahit mes poumons
cher frère, va au bout de ton rêve
reste fier, reste fort
dis à la famille que je les aime fort
dernier effort, dernier souffle, dernier soupir
je n’ai plus de forces, je me sens partir
j’ai pu rejoindre la terre
moi et quelque naufragés
parmi les quelques rescapés
je n’aperçois pas mon frère
je vois des corps à la mer
que celle-ci a recrachée
je ne demandais qu’à bien faire
mais j’ai juste tout gâché
je voulais vivre mais je crève, je n’ai plus vraiment d’espoir
un jour j’ai eu un rêve qui s’est changé en cauchemar

[refrain] (x3)
el dorado, ils seraient prêts à mourir pour
l’el dorado, ils seraient prêts à souffrir pour

- versuri sniper

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