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morne crépuscule - précipices

Te rog, așteaptă...

les rideaux se ferment
sur une autre journée qui s’achève

déserteur à l’âme vaine
je serpente la ville et marche mes rengaines

mortifié par l’ennui
le spleen m’envahit
j’erre sans raison
mon être se corrompt

des milliers de visages tristes
des centaines de vies apathiques

cettе ville me tue et pourtant
j’en parcours encore chacune de ses rues
chachune de ses avenues

sous les lumières des néons
dans les cafés et les salons
je reste las
à contempler la déraison

et vraiment
c’est ici
que la folie
a trouvé sa raison

mon cœur en vigile
se fracasse dans l’attente
j’ai la tête qui éclate en silence
l’estomac qui se noue dans la tourmente

et vraiment
ces jours-ci
plus rien n’arrive à me surprendre
plus rien n’arrive à me surprendre

et sous ce morne crépuscule
je m’abandonne à la lune
la cité devient ma sépulture
mon cimetière rempli d’amertume

et sur ce paysage
qui me laisse en sanglot et en pleurs
s’y inscrit mon épitaphe de malheur
s’y inscrivent toute ma peine et ma douleur

et sous ce morne crépuscule
lorsque le jour se dissipe sur l’azur
la cité devient ma solitude
un asile qui n’a plus rien de pur

et tandis que les heures passagères
s’effritent et retombent en poussière
mon corps en jachère
n’aspire qu’à retourner à la terre

et tandis que le tumulte des jours
s’imbrique dans ma tête
il laisse sa maruqe sur mon âme enflammée
il laisse son stigmate sur mon corps décharné

et les maux qui s’empilent dans ma tête
les mots qui m’affligent sans cesse
et la route m’apparait introuvable
quand la ville m’apparait être un dédale

et lorsqu’enfin
la nuit redevient
et que l’étoile descend sur l’horizon
qui s’éteint

nous ne savons que trop bien
que c’est ici où nous avons tous échoué
que c’est ici ou plus personne
n’a le droit de rêver

et lorsqu’enfin
la nuit redevient
et que l’étoile descend sur la ville
qui s’éteint

je ne sais que trop bien
que c’est ici qu’est la fin
que c’est ici ou jamais plus
je n’aurai le droit de rêver

à chaque heure
chaque minute
cette ville
elle me tue

alors pourqoi je m’entête et j’endure?
pourquoi j’en parcours encore et toujours
chacune de ses rues et avenues?

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